Section : Édition 2004

Lac et col de la Muzelle

--- Le GR54 (Édition 2004) ---


Jour 1 de 2004


40 km 2 400m D+ 2 800m D-

Entre les Aigues / La Chapelle en Valgaudemar


Première journée, météo France annonce du grand beau temps pour longtemps, les jambes sont légères, les bisous à la famille sont faits. Quatre cols nous verront certainement passer lors de cette très belle étape. Cette année, nous sommes trois : Isabelle, Nicolas et Luc à priori bien préparés. Nico est aux portes de l'équipe de France de course en montagne et Isabelle en a enfin fini avec les pressions médiatiques de sa récente performance en ski alpinisme.

Le ciel bleu est là, les dénivelés aussi et nous posons pied sur le GR54 et nous nous élevons vers le col de l'Aup Martin qui est atteint en 1 h 45. Le refuge de la Chaumette via le pas de la Cavale l'est une heure plus tard. Un ravitaillement en eau et coca et nous entamons le col de la Valette et sa franche montée réalisée en 1 h 04. Les cols de Gouiran et Vallonpierre sont avalés et le refuge de Vallonpierre est là au bout de 5 h 19. Les 2 h 05 de descente jusqu'à La Chapelle feront un petit peu mal car il fait chaud et c'est roulant, roulant... L'arrivée se concluera au bar devant des boissons sucrées, gazeuses selon les désirs.



Jour 2 de 2004


39 km 3 960m D+ 4 100m D-

La Chapelle en Valgaudemar / Venosc


C’est pas à la chapelle en valgaudemar que vous risquez d’être réveillé en pleine nuit par des loubards éméchés, ainsi nous sommes frais et dispo pour attaquer le gros morceau du GR, l’étape mythique qui nous mènera jusqu’à Vénosc. Le bitume des premiers kilos permet de monter en température avant la longue montée de Vaurze bouclée en 2 h 10. Le sommet se révèle une pure merveille de trailer !!! Une crête qui se limite à son strict minimum et du côté de la descente tout à l’ombre un immense éboulis à 40°.

Difficile de s’alimenter dans ces conditions, du coup, l’arrêt au Désert permet à toute la troupe de se requinquer avant le plat de résistance : Côte Belle + Muzelle. Ce + 1000 mètres donne des ailes à certains et représentera le calvaire pour d’autres (Ils se reconnaîtront) mais pas le temps de souffler que la Muzelle se profile déjà avec son final qui dépouille. Le dernier quart d’heure de cette montée verra notre Isabelle déposer tout ces machos sans coup férir. Nous en sommes à 8 h de course et il ne reste plus qu à se laisser descendre vers Vénosc, façon de parler d’ailleurs tellement c’est long !!! L’étape aura duré 10 h 04, un bon morceau pour nos organismes qui pourront se refaire sur les 2 derniers jours.



Jour 3 de 2004


30 km 2 200m D+ 1 910m D-

Venosc / La Grave


Après un repos bien mérité, nous quittons Vénosc pour rejoindre la « civilisation », les 2 Alpes et ses « shtroumphs ». Ce sera la 1ère étape gastronomique de la journée. La descente sur le lac de Chambon ne restera pas dans les mémoires : pistes de VTT, engins divers, travaux, routes, … . Arrivé à Mizoën (2nde étape gastronomique), tout recommence. La magie des chemins et du paysage est de retour pour nous accompagner. Mais après quelques faux « plats », le refuge des clots est le bienvenu (3ème étape gastronomique). Le gardien doit se souvenir de la commande!!!

L’étape d’hier a dû vraiment puiser dans les réserves. Après cet arrêt salvateur, nous voilà repartis pour le plateau d’Emparis où il est impossible de rester insensible au panorama. Les jambes avancent toutes seules ou presque ! Début d’après midi et déjà nous descendons sur la Grave. Quel plaisir de finir une étape avant l’heure du goûter !!! Le reste de la journée nous permettra de nous ravitailler sans fin !!!



Jour 4 de 2004


34 km 2 000m D+ 1 900m D-

La Grave / Chambran


Un départ doux, mais le moral est assez partagé entre dernière étape, synonyme du retour dans nos petites familles, et dernière étape comme la fin d’une belle aventure. Mais la montée sur le col d’Arsine va nous démontrer que ce n’est pas encore fini. Dans cet ascension, le moral ne servira qu’à avancer et rien d’autre. La descente sur le Monétier les bains , nous ramène à la réalité des pique-niques en famille. Certains randonneurs attraperont momentanément notre virus et nous accompagneront pendant quelques foulées. Enfin (ou bien déjà) le dernier col, la première partie de bitume sera l’occasion de quelques dernières conversations très informelles de trailer …

Puis un vent de folie a envahi mes 2 compères, en quelques centaines de mètres, je n’ai plus vu personne. Rendez-vous au col de l’Eychauda !!! Et la fibre familiale nous reprend, nous regardons un peu partout autour de nous. Personne ! Nous les retrouverons au parking de Chambran. Ils nous reconnaissent sans problème, nos 4 jours de balades en montagne, ne nous ont pas trop transformés !!!


--- Le GR54 de 2026 ---



Vincent

Vincent


Tour des Écrins - GR54 (Du 11 au 15 juillet 2026)


Avant...


Pas de stress avec ma préparation cette année, différemment de l’an dernier quand j’avais fait mon premier ultra trail quelques mois avant le GR20. Pas forcément plus préparé physiquement, j’ai maintenu le rythme et le volume des entraînements de l’année d’avant, mais beaucoup moins de variables inconnues pour m’embrouiller la tête. J’étais par contre réaliste quant à la différence de niveau par rapport aux autres et se retrouver souvent à la traîne à être attendu gâche une bonne partie du plaisir. C’est ce qui m’inquiétait un peu, plus que d’arriver à faire le parcours complet sans avoir recours à la voiture comme l’année dernière. C’est avec ça dans la tête que j’avais dès le départ décidé de suivre chaque jour la variante la plus courte. Et quand, la veille du départ, une menace d’orage fait apparaître une variante plus courte pour le premier jour, je m’y accroche et je tiens bon.

Équipe GR54

Une belle brochette ! Simon a fait une remarque quelques secondes avant la photo qu’il ne voulait pas être à côté de Pierre, j’ai compris trop tard… Silas s’en est bien sorti.


Jour 1 - Des Deux Alpes à Villar-d'Arêne


On part finalement tous sur le trajet le plus court (ou peut-être plutôt le trajet sans rallonge, j’apprends plus tard), 30 km avec 1700m de D+/D-. Rien a priori d’effrayant, une bonne mise en route. Et on est partis…

Départ Deux Alpes

(Départ des Deux Alpes - photo : Silas)


On commence par une longue descente jusqu’au fond de la vallée par un sentier agréable, on passe le barrage que l’on avait vu en arrivant en voiture la veille, et on sort les bâtons, parce que la grimpe commence. On arrive au plateau d’Emparis, puis au col du Souchet, avec une superbe vue sur les Écrins et ses sommets enneigés. Ça va vite et fort. Simon ferme la marche avec Silas et moi pendant une bonne partie de la montée et, arrivés en haut, peu de temps pour un ravitaillement limité, quelques photos, et c’est reparti.


Plateau Emparis

(Montée sur le plateau d’Emparis - photo : Luc)


Col du Souchet

(Vue depuis le col du Souchet)


Une longue descente ensuite sur la Grave, environ 900m de dénivelé, lourde sur la fin, avec ses lacets interminables et ses pancartes interdisant de les couper. On s’y regroupe et on termine la journée par 3 km de montée jusqu’à l’hôtel. On y arrive vers 13h, c’est tôt ! J’en profite pour déjeuner le sandwich que je n’ai pas trouvé le temps de manger en route. Mais si cette première journée n’a pas été longue, elle a été intense ! Je sens que certains sont déçus de ne pas avoir suivi la variante plus longue... La pluie annoncée arrive finalement, mais plus tard que prévu.


Arrivée La Grave

Jour 2 - De Villar-d'Arêne à Vallouise-Pelvoux


Au programme pour ce deuxième jour, 10 km de plus que la veille, 2 montées et 2 descentes avec 2 beaux cols, et la promesse d’une tarte aux choux entre les deux. Un peu plus de dénivelé que la veille (1900m positifs et 2300m négatifs), mais rien de terrifiant. Une autre promesse est aussi faite, de mettre moins d’intensité que la veille, mais elle est oubliée dès le premier km, où un sentier bien agréable en sous-bois incite apparemment l’élite à accélérer. Partis à 8h après un copieux petit déjeuner, on arrive au col d’Arsine en 2 heures, par une pente très variable et de beaux paysages. Tout va pour le mieux, il n’y a pas d’autre endroit où je préfèrerais être à ce moment.


Col d Arsine

(Col d’Arsine - photo : Silas)


La descente s’amorce et je prends mon pied, ça avance tout seul, même si quelques randonneurs n’apprécient pas notre rythme. Ça me renvoie aux sensations de la descente de l’an dernier sur Petra Piana, aussi très fluide… Et puis je me rappelle ensuite de la fin de cette fatidique troisième journée sur le GR20, qui s’est avérée très difficile. Je baisse un peu le rythme, et la fin de la descente sur Le Monêtier-les-Bains, de moins en moins pentue, se fait longue. On y arrive quand même peu après 11h, pour découvrir que la boutique qui vend la tarte aux choux a changé de propriétaire et l’a retirée du menu, au désarroi de Cédric qui en rêvait depuis la veille.
On fait le plein d’eau et Simon, Silas et moi repartons avant les autres, pour prendre un peu d’avance, direction le col des Grangettes, avec 1100m de dénivelé et une pente croissante. La fin est technique, il faut y mettre les mains et garder le sang froid pour certains passages au-dessus du vide, mais ça se fait finalement bien, en 2 heures de nouveau, et on est récompensés au sommet par la splendide vue sur le lac de l’Eychauda.


Lac Eychauda

(Lac de l’Eychauda vu depuis le col des Grangettes)


Il est 14h20 et il n’y a plus qu’à descendre 12 km jusqu’au gîte, avec quand même 1400m de dénivelé pour couronner cette deuxième journée. Une rapide pause au lac pour que les plus courageux prennent un bain revigorant, et on commence la descente, dans un décor très minéral, ce qui n’est pas mon préféré.
Les pieds commencent à fatiguer et je ne mets pas la pression, il y a le temps. Tout le monde est devant, sauf Maxime, pas loin derrière, apparemment au téléphone. Je vois Simon, Silas et Soléa un peu plus devant et je jauge notre écart, me disant que je vais probablement les rattraper, même sans accélérer. Mais c’est le contraire qui se passe, et une douleur sur le dessus du pied gauche, que j’avais ignorée jusque-là, commence à se faire ressentir de plus en plus et à remonter sur le tibia. Est-ce que j’aurais trop serré le lacet ? Je l’ai effectivement serré plus que d’habitude pour éviter que les doigts ne se cognent contre le bout de la chaussure, comme j’en ai souffert lors de ma course en juin…
Je m’arrête plusieurs fois pour refaire les lacets différemment, sans grosse différence. Le terrain est de moins en moins pentu, mais je ne cours plus. Je n’ai pas de souci pour la fin de la journée, il est encore tôt, mais je commence à me poser des questions sur les 3 jours qu’il reste… Je finis la journée à la marche, Simon m’attend et se met à mon rythme et ça nous permet de nous remettre à jour sur divers sujets.


Fin de journée

Jour 3 - De Vallouise-Pelvoux à Vallonpierre


Voilà une grosse journée qui s’annonce, avec 2800m de dénivelé positif sur 38 km, mais, pour mon soulagement après la veille, “seulement” 1700m de négatif. On sera aussi plus chargés, parce que nuit au refuge de Vallonpierre, sans accès route, donc sans option de recharger/décharger à la voiture. Et, après les premiers 15 km, on sera aussi presque en permanence au-dessus de 2000m d’altitude. Mais ma plus grosse préoccupation, c’est que la douleur de la veille ne revienne plus fort.
J’improvise un peu sans vrai fondement, je change le nouage de mes lacets, j’ajoute une couche de gaze dessous pour amoindrir la tension, et je colle aussi une bande de strap devant et derrière. Et c’est parti, avec un peu plus de 20 km jusqu’au premier col et un dénivelé de 1500m en pente croissante. Après un peu de route, on prend un sentier qui longe longtemps une rivière et on traverse quelques plaques de neige. La végétation fait peu à peu place aux cailloux, jusqu’à disparaître complètement. Il nous faudra 4h30 pour atteindre le col de l’Aup Martin, une superbe ascension, la plus grande que je crois avoir déjà faite.


Aup Martin 2026

(photo : Silas)


De l’autre côté, on replonge 900m et j’y vais calmement, avec appréhension des douleurs de la veille, qui se font sentir, mais n’augmentent pas. Dans le creux, une pause repas au refuge du Pré La Chaumette où je fais la découverte des oreilles d’âne. On repart ensuite pour récupérer les 900m descendus et atteindre le col de la Valette, le premier des trois becs qui nous séparent de notre objectif. Le paysage est maintenant très minéral et je découvre le schiste, dans lequel les zigzags du sentier sont tracés. Ça s’effrite un peu sous les pieds, mais ce n’est pas instable, qui l’eût cru ? Et c’est surtout bien plus facile que la caillasse du GR20 !


Col de la Valette

(descente du col de la Valette - photo : Luc)


Après ces 3 petits cols lunaires, qui demandent un bel exercice de patience, il n’y a plus que la descente vers Vallonpierre. Les pieds se plaignent un peu, mais les craintes de la veille de peut-être devoir interrompre l’aventure se sont dissipées. Je termine la descente sans me presser, et je découvre le charme de ce refuge au bord du lac du même nom qui reflète à la lumière orangée du soleil couchant les sommets encore partiellement enneigés qui veillent sur lui.


Vallonpierre

(photo : Marylène)


Profil elevation J3

Jour 4 - De Vallonpierre au Désert en Valjouffrey


Pour cette quatrième journée, les cousins ont un plan audacieux, avec plus de 3000m de dénivelé sur 40km, qui démarre par une ascension à partir de Vallonpierre et s’aventure sur des sentiers plus ou moins balisés, c’est du moins ce que je retiens de la conversation de la veille avec le propriétaire du refuge. Indépendamment de cela, j’avais déjà décidé de suivre la trace plus facile par le “fond de vallée”, avec une distance similaire, mais 1300m de dénivelé de moins. Je commence donc la descente tranquillement accompagné de Marylène (qui a grimpé à Vallonpierre la veille), avec Pierre et Julien qui papotent pas loin derrière et ont apparemment abandonné le rythme soutenu des jours d’avant, puisque leur mission de 3 jours est accomplie.
Après 3 km, je me rappelle que j’en ai encore 35 à parcourir, je dis au revoir et je presse un peu le pas. Le fond de vallée méprisé par les cousins est finalement très agréable, vert, souvent ombragé et longeant une rivière, tout au moins jusqu’à la Chapelle-en-Valgaudémar.
Les 5 km suivants jusqu'à Villar-Loubière, principalement sur route, sont bien moins plaisants. C’est sur ce morceau que “les filles” me passent avec la voiture, qu’elles ont récupérée après avoir franchi le col au-dessus de Vallonpierre avec le reste de la troupe. Je ferai la deuxième partie du trajet avec Stéphanie et Valentine, pendant que Soléa conduira la voiture jusqu’au gîte du soir. Il n’y a qu’un col à passer, mais imposant avec ses 1400m d’ascension continue.
On y va fermement, mais sans exagérer le rythme. Il fait chaud... Je commence à être un peu écoeuré par le goût de l’eau de mon réservoir, dans lequel j’ai versé plusieurs poudres ces derniers jours. Je fais la vidange à l’Abri des Souffles, mais sans grand résultat. Le terrain ne pose pas de difficulté, mais l’ascension est longue. On finit par atteindre le col de la Vaurze près de 16h.


Col de la Vaurze

Une pause pour se ravitailler et contempler la vue et le terrain conquis, et on s’engage sur l’autre versant, 1200m de dénivelé négatif sur 5 km, donc assez raide, et on voit déjà depuis le col le village du Désert en Valjouffrey. On a l’impression qu'il n'y a qu’à plonger ! Mais la descente sera longue, et le village qui paraissait si près non seulement ne se rapproche pas, mais disparaît derrière un versant. Mais on n’a pas besoin de se presser et, d’après les messages WhatsApp, le gros de la troupe est encore assez loin derrière.


Descente Valjouffrey

(photo : Valentine)


Arrivés, on a le temps de s’installer et de prendre une bonne douche avant le dîner. Les 6 guerriers du 3200m D+ arrivent juste au moment où le plat chaud est servi. Ils ont l’air bien fatigués et ont bien accéléré sur la fin pour ne pas perdre le dîner. Et je suis bien content d’avoir découvert le fond de vallée !


Profil elevation J4

Jour 5 - Du Désert en Valjouffrey aux Deux Alpes


C’est le dernier jour. Une aventure qui me paraissait incertaine à la fin du 2ème jour et parfois interminable semble tout à coup trop courte… Ce sera une journée pour se faire plaisir, sans lendemain. Au programme, “seulement” 27km, mais quand même 2800m de D+. Deux beaux cols et, pour finir, la montée sur les Deux Alpes.
On gravit assez vite les 1000m jusqu’au col de Côte Belle, pour découvrir de l’autre côté un paysage surprenant, semi-apocalyptique, qui rappelle les cristaux de glace de l’antre de Superman.


Col de Cote Belle

(photo : Simon)


En face, on voit déjà le col de la Muzelle, qui sera notre dernier grand obstacle. Il est à peine 300m plus haut, mais on devra descendre 800m avant de l’attaquer depuis la base.


Col de la Muzelle

(photo : Luc)


Comme d’habitude, comme je suis le plus lent en descente, je pars en premier, mais cette fois-ci les cousins s’adaptent à ma vitesse. Arrivés dans le creux à à peine 10h, on fait le plein d’eau et on attaque la montée.
Elle est impressionnante, mais elle ne fait pas peur. Ce n’est plus une question d’effort, seulement une question de temps pour atteindre le col. Il fait chaud sur la fin, avec les cailloux qui reflètent les rayons du soleil, puis tout à coup froid quand le vent nous frappe au sommet.
Il est 11h30. De l’autre côté, en contrebas de 500m et de quelques glissades/chutes sur un gros bloc de neige, encore un beau lac d’un bleu Instagram avec la promesse d’une bonne assiette.


Lac de la Muzelle repas

(Une belle omelette aux lardons au bord du lac de la Muzelle)


Sur la dernière longue descente, je ferme cette fois-ci la marche avec Maxime et Silas et découvre en arrivant à Venosc que les autres ont tout donné sur le trajet.


Repos Venosc

(photo : Cédric)


Il ne reste plus qu’à grimper jusqu’aux Deux Alpes. Il fait très chaud et les remontées mécaniques sous lesquelles on serpente font un peu envie, mais la satisfaction d’avoir terminé la boucle est plus forte. Il est à peine 15h30 quand nous arrivons, ce qui nous laisse le temps de déguster une coupe glacée bien méritée. Et, comme pour ponctuer la fin de l’aventure qui a bénéficié d’un très beau temps, un orage éclate peu après.


Profil J5
Trace GPS Carte
Et la boucle est bouclée ! Deuxième année pour cette superbe aventure en famille de nouveau très réussie, organisation impeccable, parcours difficile mais pas extrême, paysages spectaculaires, terrain varié (avec bien moins de cailloux que sur le GR20 !), et aussi la voiture-balai qui a été d’une grande aide.
On remet ça l’an prochain ?


Simon

Simon

Silas

Silas

Valentine

Valentine

Stéphanie

Stéphanie

Soléa

Soléa

Nicolas

Nicolas

Cédric

Cédric

Maxime

Maxime



Luc

Luc

Bilan global & traces Strava

2025, c’était GR20, 2026 ce sera GR54.
Toujours sur format 5 jours, presque la même équipe, une très bonne météo et c’est parti pour un parcours de toute beauté avec ou sans variantes.
Pour éviter le départ de Bourg d’Oisans qui n’est pas très « joli », nous partons des 2 Alpes afin de rejoindre rapidement le plateau d’Emparis via Mizoën. Il faut commencer par une descente jusqu’au barrage du Chambon pas très fun mais une fois Mizoën passé, c’est l’entrée dans le beau. Pas de variantes pour ce jour 1 car les orages sont prévus et nous prenons donc le GR 54 jusqu’à Villar d’Arène. Tout le monde est préparé, pas de blessures, nous arrivons donc avant l’orage à l’hôtel.
Pour le second jour, après le col d’Arsine, nous variantons vers le col des Grangettes pour éviter le col de l’Eychauda pas très fun avec les remontées mécaniques. Il me semble beau ce col des Grangettes mais il est long. Au col, nous basculons sur le lac de l’Eychauda, Chambran et Pelvoux pour la récupération.
Le troisième jour est prévu pour être magnifique avec l’Aup Martin, le Pas de la Cavale, les cols de la Valette, Gouiran et Vallonpierre et l’arrivée au refuge de Vallonpierre.
S’en suit le quatrième jour avec les variantes du col des Chevrettes, le Chapeau puis le col de Colombes, col des clochettes et le col de Vaurze. Je ne l’avais pas vu venir ce quatrième jour mais ce sera finalement le plus dur avec la chaleur et le terrain pas facile de la matinée. Donc toute la matinée se fera hors GR pour éviter le fond de vallée jusqu’à la Chapelle en Valgaudemar. C’est très beau, très sauvage et le sentier très petit petit. Je reste avec Maxime (Tourtons salvateurs) tout l’après midi et nous arrivons à 19 h 15 pour mettre les pieds sous la table.
Récupération faite, il faut attaquer le dernier jour avec Côte Belle, le Col de la Muzelle et la remontée aux 2 alpes. Toujours du grand beau, du grand chaud, l’arrivée se fait avant les averses de fin d’après-midi devant des boules de glace pour faire redescendre la chaleur accumulée dans la montée Venosc-2 Alpes. C’est fait, le GR54 avec variantes est bouclé, tout le monde semble ravi, c’était super !



Pierre

Pierre

Un parcours magnifique, une orga au top, un super groupe et de nombreux souvenirs.
Une magnifique expérience pour mon premier GR en trail !
C’est juste dommage que certains choisissent la facilité en profitant de la voiture balai…

Julien

Julien