CR Nico
Histoire de changer de la routine annuelle habituelle, je me laisse tenter par cette épreuve découverte par hasard sur le web.
Un pied en hiver avec du roller bâton et un pied dans le reste de la saison avec du trail, du vtt et du vélo route. Le hic, c’est le parcours : Bédoin - Sommet du Ventoux aller-retour pour le trail et le vtt et aller simple pour le reste.
Allez zou, je suis inscrit, il faut acheter un peu de matos, des rollers en roues de 100 mm pour aller plus vite et qui seront vite apprivoisés dans le col local, le Limouche, 10,5 km à 7 % de moyenne. Je n’ai rien d’autre sous la main pour travailler l’enchaînement : montée en roller, descente puis montée puis redescente en trail et remontée en route. Pour le vtt, la Transbaronnie servira pour s’endurcir sans compter les 3 recos du Ventoux effectuées au printemps. Je suis d’attaque.
Départ 6h et beaucoup de vent au sommet. Première surprise, ça part à fond dans la ville de Bédoin alors que j’avais compris qu’il fallait traverser sans se presser puisque un pointage serait effectué à la sortie… Pas de pointage et je sors de Bédoin déjà très loin des premiers. Certains le font en relais et seuls 17 concurrents ont choisi l’enchaînement des 4 disciplines. Les places sont rapidement prises dans une telle montée.
Je suis avec un fondeur de Maurienne, dans son abri, il ne demande pas de relais, cool. A partir du chalet Reynard, à découvert, le vent se fait sentir et 2-3 concurrents sont plantés dont un qui monte sans bâton et avec des rollers de vitesse. Il me reste à peine 2 kilomètres quand le premier concurrent passe en descente en vélo. Ça va, y a pas de mal, il est monté en 2h01 contre 2h11 pour ma pomme. Au sommet, il fait très froid et déjà 2-3 abandons. Je descends en tenue d’hiver, j’ai 50 minutes pour rejoindre le parc de transition de Bédoin. Inutile de bomber.
C’est parti pour 37 km de trail, ma discipline. Les écarts sont très importants et je ne vois personne devant. Un concurrent me dépasse, zut, moi qui croyais reprendre des places…. Au sommet, il est là au ravito et 2 autres sont partis 10 minutes plus tôt dans la descente. Une petite alerte de crampes qui passera et me voilà à Bédoin où je dépose le concurrent qui m’avait doublé dans la montée. Il marche dans la ville. 4h03’ pour le premier contre 4h22 pour moi.
Dans le parc de transition, pas d’infos mais je pense être 7 ou
